La solidarité. Un sport d’équipe ?

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Depuis que je suis enfant, jeune garçon, j’aime le sport, surtout les sports d’équipe. J’ai joué au foot pendant des années, j’ai souvent aimé m’insérer dans une partie de basket ou de beach-volley. Le plaisir de transpirer, de lutter ensemble, de jouer, de se dépasser chacun et ensemble.

Depuis quelques années, la Belgique, petit pays souvent décrit comme divisé (politiquement), multiplie les performances collectives. J’en suis tout retourné. Encore hier soir, notre équipe nationale féminine de Basket, les Belgian Cats (il est devenu la mode de (sur)nommer nos équipes nationales, à l’instar des Diables Rouges) a franchi un nouveau palier, et a vaincu, à l’occasion de leur premier Mondial, les Espagnoles, championnes d’Europe en titre. Un exploit, dans ce contexte.

Je suis partisan que les nations disparaissent, se diluent, au sens politique, pour laisser place à une humanité ouverte, mobile, et à des territoires gérés localement mais qui s’allient pour relever les défis globaux, pour trouver une ligne directrice dans le grand chaos du monde.

Pour moi, une équipe de sport collectif, c’est une métaphore, de ce qu’on peut faire quand on se bat avec cœur et solidarité, quand on travaille dur pour réaliser ses rêves, quand on vit l’instant, à fond, pour ne rien regretter. Il suffit de regarder la vidéo de ce dernier panier (cfr. ci-dessous), et la réaction qui s’en suit. Nul besoin de maîtriser les règles ou la tactique, juste se laisser frissonner.

Pour moi, le sport, c’est ça, de l’émotion, du talent (pour le haut niveau), du partage.

Et que des équipes nationales s’affrontent n’est pas contradictoire au besoin de solidarité internationale. Nous pouvons, justement, conserver nos valeurs locales, notre culture, nos sportifs, garder cette étincelle qui nous fait aimer nos patates, notre chocolat, le grand Jacques, les Belgian Tornado (4×400 m), les Red Flames (football féminin), Red Lions (hockey masculin), black panthers (hockey féminin), et j’en passe, … et en même temps reconnaître, enfin, que nous faisons partie de quelque chose de plus grand dont il faut prendre soin. L’humanité, la nature, la planète.

Alors, je me réjouis d’être belge, surréaliste et solidaire, et de faire partie du monde (eh ouais !).

 

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