J’aime le printemps

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Aujourd’hui, un nouveau printemps qui commence. Ca me plaît. L’impression que je redémarre quelque chose moi aussi. Ca me plaît. De savoir que la vie commence, puis recommence, et encore et encore. C’est une sorte de cycle, mais on ne sait jamais où est le début, ni la fin.

J’aime le printemps !

Le soleil doux, la chaleur qui s’installe, les oiseaux se réveillent, les plantes, les feuilles sur les arbres, et une sorte de joie qui revient, pas à pas. On se demande si on a bien vécu l’hiver, si on a plongé dans la noirceur suffisamment, et si pas, il est encore temps, comme si les giboulées nous offraient une multitude de secondes chances, nettoyer, rincer une bonne fois tout ce qui est lourd, sale je ne sais pas, mais lourd, emprunté au passé, juste dire au revoir, ciao, à la prochaine on ne sait pas, mais un au revoir qui dit que la vie est venue, repartie, qu’une autre arrive, les cadeaux ne manqueront pas, la source est inépuisable, le cercueil est vide, on peut remplir notre vie de nouvelles choses que nous ne connaissons pas.

J’aime le printemps !

Les odeurs qui reviennent, le froid qui va, qui vient, un pull, pas de pull, un t-shirt, une jupe, des souliers, pieds nus, dans la mousse, sur le carrelage, c’est tiède comme ça, et on découvre cet entre-deux dont le printemps a le monopole, ou presque, l’automne lui disputant le droit au mélange, au panaché, au va-et-vient, c’est bon quand même !

J’aime le printemps !

Les journées qui allongent sérieusement, les matins calmes et lumineux, les rêves, les désirs qui s’éveillent. Penser à l’avenir tout en restant dans le présent. C’est ça qui est bon. S’asseoir sur un banc, ou dans l’herbe, ou sur une selle, sentir l’air chaud qui se laisse emporter, qui caresse les visages, les mains froides se réchauffent, l’herbe pousse, les hommes et les femmes aussi dansent un peu plus, marchent autrement, plus droit, ou la tête en l’air, pour profiter du soleil, les rayons viennent picorer les peaux, encore endormies de l’hiver.

J’aime le printemps !

Peu importe finalement. Qui sait, qui ne sait pas. Qui veut, trop, pas assez, qui plantera la première graine, qui ouvrira la saison des barbecues, qui trouvera sa mie, son chéri, qui boira la sève, qui ouvrira le bal, qui prendra le train vers l’été. Peu importe.

J’aime le printemps !