Esperanzah les souvenirs

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Ici au festival Esperanzah !, le mot ‘transition’ trouve tout son sens. On vit, on écoute de la musique, on se secoue, on picole, on fume, mais on essaye de faire rimer moment présent avec avenir intelligent.

On trie, les cocktails sont équitables, les glaces bio, le public multigénérationnel, durable et bigarré. Les artistes engagés.

Ça doit être tout ça qui me rappelle une des grrrraaandes transitions qui ont émaillé mon existence. Mais pas seulement.

Esperanzah !, j’y suis venu la première fois quand je travaillais chez Crédal, coopérative de crédit solidaire.

Je venais d’abandonner mon associé dans la PME que nous avions créée, le laissant surfer seul sur la jouvencelle vague internet.

J’allais entamer à Lille une formation pour devenir psychothérapeute et après quelques mois de vide professionnel, Françoise, une amie ex voisine d’auditoire, m’avait aidé à entrer chez Crédal.

Job à temps partiel. La seule fois où j’ai quitté le statut d’indépendant. Étudiant à temps partiel. Autrement plus intéressé et engagé que pendant mon périple universitaire.

Il me fallait un peu de stabilité, et je l’avais trouvée, au sein d’une équipe pleine de vie et soucieuse de faire évoluer la société dans une direction plus humaine. En prime, je découvrais le monde fascinant et déluré de l’économie sociale.

Et voilà que Crédal devient partenaire financier d’Esperanzah !, assurant financement et gestion comptable.

Et voilà que nous nous installons avec stand et banderoles dans l’enceinte de l’abbaye de Floreffe pour la durée du festival.

Au passage, je fus l’auteur du slogan « Esperanzah pour tes oreilles, Crédal pour ton oseille » – on est poète où on ne l’est pas !

L’objectif de notre présence ? Nous faire connaître et, qui sait, convertir quelques festivaliers en coopérateurs.

Au-delà des tranches de quatre heures durant lesquelles chaque employé crédalien exerçait son solidaire bagou, nous pouvions profiter des concerts et de l’ambiance estivale.

Impossible de me rappeler les artistes de l’époque – quinze ans quand même, pardonnez-moi – mais la graine était plantée.

Je l’ai arrosée joyeusement les années suivantes.

Mon grand bonheur à Esperanzah ! , c’est non pas de viser une des têtes d’affiche – deux exceptions notables néanmoins, pour Manu Chao et pour Abd-Al-Malik – , mais de découvrir des artistes et groupes inconnus, en tout cas par moi, déversant leur talent sur un public conquis d’avance et gourmand de musique du monde.

Tout ça sur un site d’exception.

Quand j’y pense, après toutes ces années de festival – et d’autres aventures – , je suis toujours en transition. Le monde aussi. Il paraît.

La transition peut être joyeuse. Là, dans une demi-heure, la foule remontera des autres scènes pour écouter Michael Kiwanuka ‘côté jardin’.

Une découverte à venir.

Il y en aura d’autres, ici et ailleurs. La vie est comme ça. Elle aime les surprises. Moi aussi.

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