Danse de l’environnement

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Festival de l’environnement. Parc du Cinquantenaire. Dimanche. Treize heures trente.

Le monde se presse, le public déambule, les liens se créent. Le soleil brille, la grande fontaine se tait, un groupe se forme. Là, sous les arbres, autour d’un quatuor de musiciens percussionnistes. Animation de Fabrice George. Un moment de danse tribale.

Festival de l’environnement. Oui, l’environnement, urbain, saturé, semble particulier pour une danse tribale, pour se réunir et danser au milieu de toutes et de tous.

Pourtant, je suis heureux de retrouver quelques amis, d’autres danseurs qui viennent s’y essayer.

Les rythmes s’installent et une première paire de danseurs ose. Là, être les premiers, la première danse, sans savoir si d’autres vont suivre.

Bien sûr que d’autres vont suivre !

Et moi ? Je cherche à suivre ce qui est là. Un peu de timidité, tous ces regards … Puis, je me souviens … cette pensée qui retient mon attention ces derniers temps : aller dans la direction de ce qui me fait peur. Je ne sauterais pas du haut d’une falaise, hein … mais sauter dans la danse, dans les rythmes, qu’y a-t-il de vraiment dangereux ?

Le plus grand risque : me laisser emporter par la musique, par les rythmes, les sourires, par la vie. Oublier le reste.

Je pose les pieds. L’espace est poussiéreux, légèrement caillouteux, je garde mes chaussures mais la terre est là, sous mes semelles.

Pourquoi me presser ? Il n’y a rien d’urgent. Plutôt accueillir l’élan de la timidité, accueillir ce qui est là, dans le moment. Croiser quelques regards, ouvrir mes oreilles, mes bras.

La magie fonctionne. Bien sûr !

Bien sûr, certains dansent et d’autres, plus loin, observent. Filment, sourient, se demandent.

Je me demande. Suis-je là incognito ? Puis-je danser comme j’aime danser ?

Je préfère ne pas me demander plus longtemps. En fait, ça n’a pas d’importance. Les rythmes s’enflamment, s’accélèrent. Tout s’accélère. Le regard des autres n’a pas d’importance.

J’aimerais décrire dans le détail cette heure et quart de rondes et de mouvements. Pourtant, rien de plus ne vient. Juste les corps qui bougent, les sons, la douceur, la force. Le plaisir.

La musique ralentit, s’éteint. Il reste l’élan, la joie, le rien.

Nous nous installons sur l’herbe fraîche, au bord de la fontaine qui crache maintenant à grandes eaux. Des jets puissants.

Trois ouettes d’Egypte dansent sur l’eau à leur façon. Deux parents et leur rejeton. Le vent souffle quelques gouttes dans notre direction.

Festival de l’environnement. La danse de l’environnement. La danse de ce qui m’entoure.

Autour des stands, des tipis, des tonnelles, le public se presse toujours. Le soleil brille. Les liens se créent. Une autre danse, je crois, la danse de celles et de ceux qui prennent soin, déjà, de demain et des jours d’après.

#dansetribale #festivaldelenvironnement