C’est un beau voyage

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Dans notre monde en perpétuel changement, dans nos contrées plombées par les enjeux financiers, les luttes de pouvoir et les violences plus ou moins visibles, je me demande parfois où agir, quels projets mener, quels autres soutenir.

Si propager de la poésie et du positif suffit, si honorer la nature fait suffisamment de place à l’humain, si prendre soin de l’humanité peut se faire sans abîmer notre environnement.

Je ne pense pas qu’il y ait de réponse définitive à ces questions, je n’en ai pas en tout cas, sauf celle de revenir à la vie. Prendre soin de la vie, en mouvement.

Hier, je consultais mon ostéopathe préféré pour une douleur au genou – problème de mouvement, donc, justement – et puis nous parlions, de la situation actuelle, des débats incessants, des oppositions, de l’ombre et de la lumière. Et j’en revenais à ça : remarquant que depuis mars dernier, malgré deux premiers mois très solitaires – ou grâce à eux – j’ai changé ma perception des liens.

J’aime la vie. Et si j’aime la vie, j’aime les gens. Les personnes.

C’est simple, mais au magasin demander : comment cela va pour vous ?
C’est simple, mais garder le contact avec celles et ceux que j’aime.
C’est simple, mais nouer de nouveaux liens, pour ouvrir mon cœur et mon esprit. Pour partager.
C’est simple, mais soutenir, là où je peux.

Après mes études d’ingénieur de gestion, j’ai suivi une année de philosophie à l’université. Pas le plus grand pied que j’ai pris dans ma vie, mais une question était déjà là, et revient régulièrement dans mes pensées :

L’Homme (L’Humain) fait-il partie de la nature ?

C’est une question immense. Complexe.
Nous sommes le résultat de l’évolution, donc une création de la nature ?
Si nous en faisons partie, nos propres créations aussi ?
Quid alors des créations humaines qui polluent et détruisent ?
Pourquoi nous éloignons-nous des autres espèces ?
Ou alors, nous n’en faisons pas partie ?
Mais alors ?

Je ne crois pas qu’il faille conclure.
Finalement, ce qui compte, c’est explorer.
Cette question-ci, et bien d’autres.

Des questions qui me ramènent souvent à :

Qui suis-je ?
Qui sommes-nous ?

De larges questions. Qui me brouillent parfois l’esprit un instant, puis me réchauffent le cœur.
Parce que me poser ces questions signifie que Je suis, que Nous sommes.

Je suis.
Nous sommes.

Voilà qui est simple.

Peut-être sont-ce des réponses. Ou des questions. Ou des étapes.

Des étapes sur le chemin de la vie.
Se reconnaître soi, unique.
Nous reconnaître, nous, tous, ensemble.

Voguer de soi à l’autre. De l’autre à soi. Des autres au Soi.

C’est un beau voyage.
Le vent souffle parfois et on frissonne.
Parfois on peine.
Parfois on se serre les coudes, on se tient la main, on voyage ensemble.
C’est rassurant.
C’est fort.
C’est bon.
C’est la vie.